Interview: François Vulser, responsable du concours La Canopée

Publié par Julia, le 17 juillet 2020 | Actualités

Ampoule avec une feuille à l'intérieur

Le concours Canopée est un concours national très important pour la fillière bois et l’innovation au sein de cette fillière. Nous avons posé quelques questions à François Vulser, responsable du concours.

Pouvez-vous vous présenter ? Quel est votre parcours ?

Bonjour, je m’appelle François Vulser et je suis le responsable du concours La Canopée. J’ai fait des études d’entrepreneuriat à Neoma Business School, j’ai découvert la filière forêt-bois un peu par hasard.

Après une tentative ratée de développement d’application mobile destinée aux voyageurs, pour laquelle nous n’avions pas réussi à convaincre d’investisseurs potentiels, j’ai voulu rencontrer le monde des investisseurs pour mieux comprendre leurs attentes en réalisant un stage chez France Angels (Fédération Nationale des Business Angels). C’est là que j’ai rencontré Forinvest Business Angels, réseau d’investisseurs au sein de la filière forêt-bois, dont le secteur d’activité m’a tout de suite intrigué et que j’ai pu intégrer par la suite pour développer leur réseau.

Qu’est-ce qui vous a amené à travailler au sein du concours La Canopée ?

Après deux ans chez Forinvest, où j’ai pu interagir avec un grand nombre de projets innovants, j’ai décidé de lancer le concours La Canopée. En effet, j’avais pu assister à un grand nombre de concours de type elevator pitch (présentation éclair) lors de mon stage chez France Angels et je trouvais que ce type de concours manquait à la filière forêt-bois. Après j’ai eu la chance d’avoir beaucoup de soutien en interne comme en externe pour développer cette idée.

Quel rôle celui-ci joue-t-il dans la filière bois et dans le domaine de l’écoconstruction ?

Je pense qu’il contribue à apporter une image positive à la filière et in fine à démocratiser l’usage. Le concours a aussi permis de réaliser de nombreuses mises en relation et l’un des projets a déjà bénéficié d’un investissement de la part de Forinvest Business Angels. Cependant, il faut rester humble, c’est une première édition et il y a des axes à améliorer.

Quelles difficultés rencontrez-vous, au jour le jour, dans l’exercice de votre mission ?

Le démarrage a été sportif puisque l’objectif du concours était aussi de réaliser un projet collectif. Il n’était pas toujours évident de convaincre avec seulement des mots, il a donc fallu avancer dans le flou avant le lancement.

Ensuite il y a eu le stress de l’appel à candidature. Le premier mois nous n’avions qu’une vingtaine de candidatures alors qu’un mois plus tard l’appel se clôturait. Il y a donc la peur de s’être trompé et de ne pas avoir suffisamment de projets pour le concours.

J’ai aussi dû apprendre des nouveaux métiers pour l’organisation des sessions d’elevator pitch dans les quatre villes où nous sommes allées. Il y a tous les aspects liés à l’événementiel et l’organisation : la réservation des salles, la captation, le cocktail, les inscriptions en ligne, le timing… Et puis il y a aussi la gestion de l’animation des événements où je faisais speaker.

Enfin aujourd’hui, je souhaite lancer une édition 2 mais nous traversons une crise importante, c’est donc plus compliqué d’aller trouver des partenaires financiers, ce que je comprends parfaitement mais je reste convaincu que notre concours peut apporter sa pierre à l’édifice pour le développement de la filière au sein de notre société.

De quels succès pouvez-vous vous réjouir ?

Notre concours compte aujourd’hui plus de soixante-dix partenaires et nous sommes fiers d’avoir reçu plus de cent quarante candidatures. Les projets que l’on a pu écouter étaient tous de qualité. Les retours sont très positifs ou constructifs. C’est donc très plaisant de revenir en arrière et de se dire qu’il y a encore un an ce concours tenait juste sur une présentation Powerpoint.

Comment pouvez-vous décrire l’évolution des projets qui ont reçu un prix ?

Sachant que la finale a dû être décalée suite au confinement, je n’ai pas encore le recul nécessaire pour parler d’évolution. Je pense aussi que la situation est compliquée pour un grand nombre de projets.

Pensez-vous qu’en terme d’innovation, le bois est un matériau d’avenir ? Pourquoi ?

Je viens de passer ma dernière année avec des porteurs de projet convaincus, qui se donnent à cent pour cent et qui travaille sur des sujets très variés. Cela donne confiance en l’avenir de voir toute cette énergie et toutes ces idées. Alors je dirais oui bien sûr !

Et puis mon poste dans le concours m’a permis de découvrir un grand nombre d’innovation mais aussi de me rendre compte que l’innovation n’est pas forcément là où on l’attend, qu’elle est présente à tous les niveaux, que ce soit chez les industriels, les startups, les étudiants ou les chercheurs. Il y a donc une volonté forte de tous les acteurs de développer l’utilisation du matériau.

Pour répondre au « Pourquoi », j’invite tous ceux qui liront cet échange, à nous suivre sur les réseaux pour connaître la date exacte de la finale et de venir ! Vous assisterez à la présentation de treize projets qui innovent dans tous les secteurs de la filière forêt-bois et je suis sûr que cela répondra au pourquoi.

Un grand merci à François Vulser pour cette interview !

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